CST du 3 juin 2025 – Déclaration préalable de l’UNSA CNFPT

Monsieur Le Président, Mesdames et messieurs les représentants de l’administration,

Mesdames et messieurs les représentants du personnel

Depuis plusieurs mois, l’UNSA CNFPT s’interroge sur l’émiettement du dialogue social. Cette dilution semble s’intensifier depuis la diminution de la durée des séances d’instances et la surmultiplication des groupes de travail. L’UNSA CNFPT s’émeut de cette structuration en « tuyaux d’orgues » entre le Comité Sanitaire et Technique (CST), la Formation Spécialisée de la Santé, Sécurité et des Conditions de travail (F3SCT) et des groupes de travail « Direction Générale / Organisations syndicales ».

L’UNSA CNFPT regrette notamment que les demandes des organisations syndicales ne soient pas prises en considération dans l’établissement de l’ordre du jour de la F3SCT.

L’UNSA CNFPT regrette également que des questions posées en instances ou en groupe de travail par les organisations syndicales restent sans réponse comme par exemple, le nombre de postes non pourvus. Même des questions simples et binaires comme « le vote électronique sera-t-il mis en œuvre pour les prochaines élections professionnelles ? » n’ont pas eu de retour.

L’UNSA CNFPT se félicite cependant que la mobilisation des agents lors de son sondage sur la complémentaire santé ait permis que cette problématique soit intégrée dans l’intitulé d’un des groupes de travail entre la direction du CNFPT et les organisations syndicales.

Pourtant, l’UNSA CNFPT souhaite profiter de cette période pré-estivale pour faire le point sur 3 dossiers restés en suspens :

Le Schéma Directeur Informatique National (SDIN)

A de nombreuses reprises, que ce soit en instances ou en groupe de travail SDIN, l’UNSA CNFPT alerte sur le nombre incohérent d’outils informatiques. Pour mémoire, 150 outils et services web sont recensés au CNFPT, et cela sans compter les outils locaux qui pullulent.

A la question de la réduction des 150 outils, il est répondu par les représentants de la direction informatique qu’il s’agit d’abord de réduire les irritants. Mais les irritants ont la peau dure et semblent très résistants.

Les outils locaux, quant à eux, se développent et mutent au gré des structures et des environnements locaux. Aucune réponse ou prise en considération de cette alerte.

Sur ce même domaine, depuis plusieurs mois, nous attendons le retour sur l’état des lieux des référents applicatifs par structure ainsi que l’arbitrage sur la prime de référent application et sa mise en paiement.

L’UNSA CNFPT demande dès lors, dans les plus brefs délais :

  • l’effacement des outils informatiques locaux (ou la substitution par un outil national si l’un d’eux s’avérait vraiment indispensable et qu’il ait échappé au diagnostic du SDIN) ;
  • l’arrêt de tous les projets de développement locaux et tous les déploiements (en cours ou à venir) ;
  • la restitution de l’état des lieux sur les référents applicatifs ;
  • l’établissement du calendrier d’arbitrage et de mise en paiement des primes de référents applicatifs.

Les faisants office de

Face au nombre important de postes vacants à la suite d’arrêts maladie ou de carences de recrutement, beaucoup de collègues doivent porter des missions qui ne correspondent pas à leurs grades ou fonctions afin de notamment répondre aux besoins des agents, des collectivités.

Si le statut est naturellement à privilégier, le nombre réduit de promotions ou d’avancements réglementairement autorisés ne permet pas de régulariser leurs situations.

En groupe de travail, dans le prolongement de plusieurs des déclarations préalables de l’UNSA CNFPT, il a été précisé que ce volet sera potentiellement abordé lors de l’actualisation des fiches de poste et l’IFSE correspondant.

Notons qu’une instance nationale comme le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale va s’autosaisir de cette problématique.

L’UNSA CNFPT souhaite que les « faisants offices de » puissent dès à présent bénéficier de l’IFSE des missions qu’ils portent de manière temporaire ou définitive.

  • Les budgets dédiés aux stages en intra et union

Alors que les remontées concernant les consignes de programmation 2026 font état de minorations budgétaires par rapport à 2025, de nombreux collègues en antenne s’alarment du tarissement (parfois total) des crédits pour l’organisation des stages en intra ou en union au 2nd semestre 2025.

Comment ne pas parler de perte de sens pour ces agents lorsqu’ils sont envoyés sur les territoires pour recueillir les besoins des collectivités et doivent ensuite leur annoncer qu’ils ne peuvent monter ces intras ou unions faute de budget ?

L’UNSA CNFPT souhaite un état des lieux sur des crédits dédiés, pour chaque structure, à la programmation des intras et des unions pour le 2nd semestre 2025.

Merci pour votre attention.

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